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Surf loose report

Chroniques de la loose surfistique ordinaire

Partie 2 - Gens

Où il est question des gens

Surfeur/surfiste: Terme désignant une personne ayant su exploiter le potentiel de son physique naturellement avantageux pour s'adonner à la pratique de l'activité susdite (à savoir: devenir cool). Bien que synonymes, on notera que le terme "surfiste" est néanmoins vachement plus classe que son équivalent angliciste parce qu'il est bien de chez nous.

Goofy: le goofy est au surfeur ce que le surfeur est à l'humain ordinaire. Être goofy, c'est avoir choisi d'appartenir à une élite parmi les élites. En plus du fait d'être incroyablement plus cools et beaux que les surfistes ordinaires, les élus goofy ont adopté pour signe de reconnaissance le fait de placer leur pied droit à l'avant de leur planche.

Regular: Si l'être humain ordinaire classe par ignorance le regular et le goofy dans la même catégorie (celle des "surfeurs"), ce dernier ne peut cependant pas s'empêcher de considérer le premier avec une once de pitié, mêlée d'un poil de condescendance bien méritée. Comme cet anglicisme l'indique, le terme "regular" désigne en effet le groupe socio-culturel constitué par la majorité de surfeurs ordinaires qui, malgré leurs efforts, n'arrivent pas à surfer avec le pied droit devant. Contraints par leur inaptitude à des performances de seconde zone, ceux qui n'ont pas la décence de mettre un terme à leur pratique ridicule n'ont d'autre choix que de surfer pied gauche en avant, dans une posture aux frontières de l'indécence.

Cook: Ce terme, utilisé en référence à James Cook, l'explorateur britannique qui a déclaré en voyant pour la première fois les habitants d'Hawaii pratiquer le surf "Bon sang, mais que font ces indigènes avec des planches à repasser? Ils n'ont même pas encore inventé la centrale vapeur!", désigne un sous-groupe de surfistes qui tend hélas à devenir majoritaire, et au sein duquel on peut notamment trouver tous ceux qui ont cessé de pratiquer une fois passé le stade de l'achat du matériel hors de prix et du poussage de cheveux/barbe. On notera toutefois que l'on peut trouver sous cette appellation bon nombre de candidats ayant poussé le vice jusqu'à pratiquer la glisse de façon plus ou moins régulière, mais dont l'ignorance, le style et/ou le comportement à l'eau n'est pas sans leur valoir le mépris des authentiques surfeurs, et même parfois de certains regulars!

Local (1): Surfiste vivant à proximité d'un spot et se sentant investi de la lourde responsabilité d'assurer aux nouveaux pratiquants la meilleure intégration possible au sein de la communauté, tout en veillant à ce qu'ils aient le bagage requis pour évoluer dans les respect des autres et la sécurité de tous.

Local (2): Surfiste vivant à proximité d'un spot et se sentant investi du droit inaliénable de se comporter comme un connard avec tous ces parasites venus d'ailleurs pour squatter ses vagues à lui tout seul qui lui appartiennent parce qu'il était là avant et que personne d'autre n'a le droit de surfer sans son autorisation. (voir: Localisme)

Local (3): Surfiste ne vivant pas à proximité d'un spot mais se sentant quand même investi du droit inaliénable de se comporter comme un connard avec tous ces parasites venus d'ailleurs pour squatter ses vagues à lui tout seul qui lui appartiennent parce qu'il était là avant et que personne d'autre n'a le droit de surfer sans son autorisation. (voir: Localisme)

Localisme: Comportement typique des locaux de type 2 et 3. Comme la noblesse, le localisme se caractérise par un irrépressible sentiment de supériorité, la haine de l'inconnu, et une peur panique de voir son patrimoine héréditaire lui échapper. Comme la noblesse, le localisme se transmet par voie congénitale, ainsi que par l'adoubement occasionnel d'une poignée d'élus issus de la plèbe (histoire de renouveler le patrimoine génétique), ce qui explique non seulement l'existence, mais aussi la prépondérance des locaux de type 3. Contrairement à la noblesse, le localisme est considéré par la communauté surfiste avec un œil bienveillant: ses représentants ont le mérite reconnu de faire le ménage au peak.

Grom: se dit d'un bambin qui pratique le surf et à qui on a une furieuse envie de foutre des coups de latte tellement il surfe bien.

Limouche: (voir: Limouche)

Bodysurfeur/bodysurfiste: Certaines personnes nourrissent un jour le désir ardent de devenir aussi cool qu'un surfeur, mais réalisent trop tard qu'elles n'ont hélas pas les moyens financiers de se procurer le matériel polluant et hors de prix qui leur permettra d'élever leur rang social. Face à cette impasse, il arrive parfois qu'au lieu de renoncer à leurs rêves, comme le ferait toute personne saine d'esprit, les plus acharnés des candidats à la coolitude poussent la perversion jusqu'à se laisser pousser les cheveux envers et contre tout, avant d'aller s'exposer sur les spots aux yeux de tous, sans la moindre planche pour masquer leur pudeur. Le bodysurfisme est donc au surf ce que le camping au cap d'Agde est au camping. Un bodysurfiste ainsi surpris, par un authentique et honnête surfiste, en flagrant délit de squattage de plage sans matériel adéquat n'a d'autre choix que de se donner la mort par noyade, tel un lapin myxomatosé cherchant à mettre un terme à sa souffrance. Au cours de cet exercice, il lui arrive parfois de donner à l'observateur candide, l'impression qu'il glisse à la surface de l'eau par le seul artifice de son corps. L'origine étymologique du terme associé à cette pratique est tout aussi passionnante que la pratique elle-même, car elle est issue d'un récit fictif datant du siècle dernier, "Point Break", dans lequel un personnage surfiste se donne lui aussi la mort par noyade: Bodhi le surfeur

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